CERAMIQUE

DOCUMENT TELECHARGEABLE : BOOK « SELECTION DE CERAMQUES »

Depuis ma rencontre avec la céramique grâce à Jérôme Galvin, mon univers artistique a évolué. J’ai remis en cause et enrichi le pourquoi de ma pratique des arts. J’ai toujours pensé que « l’art c’est la vie », qu’il est présent partout dans notre environnement, que c’est juste une question de regard qui nous permet d’en saisir la portée. Ce que je comprend plus clairement maintenant, c’est qu’il est important que les artistes diffusent leur art dans le quotidien, et en particulier que cet art s’installe chez les gens.

J’ai beaucoup travaillé sur des concepts liés au statut de l’oeuvre d’art et par extension en rapport avec des faits de société qui me touchaient personnellement. Je ne renie en rien ce que j’ai fait, j’ai seulement l’impression d’avoir proposé de belles expositions figées dans l’instant. Je veux désormais que mes réalisations entre chez les gens plus directement. La céramique me permet de réaliser ce projet car je peux créer des pièces plus accessibles, décoratives et pérennes.

Lorsque j’étais étudiant aux Beaux arts, la frontière entre l’art et l’artisanat d’art était infranchissable. En ce sens que l’art contenait une démarche ou concept inédit avec une dimension parfois très abstraite et que l’artisanat d’art s’attachait plus à la notion d’utilité mise en forme par une technique souvent maîtrisée. J’ai déconstruit ce qu’on m’a enseigné, il n’y a plus de frontière pour moi entre l’artiste et l’artisan d’art. Nous faisons la même chose : nous créons  pour provoquer des émotions … il n’y a pas de différence car c’est la même envie d’enrichir nos plaisirs de voir, de toucher, de contempler.

JOE

« Joe » s’inspire d’une figurine issue du monde de l’enfance. D’un objet plastique et guerrier que l’on propose aux enfants, je crée des statuettes en céramique qui font référence à un érotisme issu de l’art classique.

Les accessoires de ses jouets surarmés peuvent parfois se transformer en habits fétichistes … 

Série CHIENS

La série des chiens est une métaphore de l’humain mais aussi une icône de l’animal de compagnie. Souvent, ils font « les beaux » pour être aimés. Les chiens sont des figures très communes. Si on prend l’exemple d’internet, on est surpris de leur présence en masse sur les réseaux sociaux. Pour moi, faire des chiens c’est comme proposer à voir quelque chose d’hyper compréhensible avec une recherche à la fois sculpturale et esthétique. C’est aussi un travail de textures et couleurs qui laisse beaucoup de place à l’expérimentation.

Collaboration Jerome GALVIN

La préparation de cette exposition, Un dur, un vrai, un tatoué à la Galerie Accro Terre (Paris), a permis à Jérôme Galvin d’expérimenter de nouveaux décors et de nouvelles formes, dans un échange constant entre le monde du tatouage et le sien.

Le plasticien François Bénard, dont l’œuvre interroge non seulement le statut de l’objet d’art mais aussi la relation du corps et de la sculpture, a tout naturellement modelé les bustes sur lesquels se développe le vocabulaire ornemental dont on ne sait s’il procède de la céramique ou du monde du tatouage.(…)

Eric Berthon – Galerie Accro Terre

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