WORKSHOPS

ANIMATIONS D'ATELIERS DE PRATIQUES ARTISTIQUES PARTICIPATIVES

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BIENTOT EN LIGNE

Depuis la signature des nouveaux Contrats de Ville 2015-2020, l’axe d’intervention « culture » s’est affirmé, notamment par la convention triennale 2014-2016 entre le Ministère de la Ville et le Ministère de la Culture et de la communication.
Qu’il s’agisse des institutions, des pratiques amateurs ou bien encore des cultures populaires et des arts de la rue, tout le monde s’accorde à placer la participation des habitants au cœur de ces projets artistiques participatifs.
Celles-ci forment entre-elles le terrain fertile à l’émergence de la démocratie culturelle, à l’expression des droits culturels, aux principes de développement social durable.

Les ateliers artistiques participatifs montrent une véritable ambition en matière de politique de la ville : animation de quartier, accompagnement des programmes de rénovation urbaine par l’outil culturel (GUSP, PNRU & PNRQAD), participation des habitants, valorisation des réalisations, compréhension de la chose publique…

C’est en développant le potentiel des habitants éloignés de l’offre culturelle, en leur donnant l’opportunité de s’approprier les mutations de leurs lieux de vie de façon décomplexée, en inscrivant les actions dans le temps que nous contribuons, ensemble, à montrer le véritable visage des quartiers prioritaires.

François Bénard.

Workshop francois benard

Calais toujours plus haut - 2018

Pour « Calais toujours plus haut », nous nous sommes inspiré du monde marin dans une interprétation très aérienne car réalisé en toile de cerfs-volants. La première semaine, chaque participant a dessiné son projet puis fabriqué quelques maquettes en papier à l’échelle 1. Pour concevoir les étapes de réalisation, nous avons étudié la fabrication de manche à air, de Koï Nobori (poissons cerfs-volants japonais) et de cerfs-volants classiques. Poissons volants, poulpes, pieuvres, requins, étoiles de mer, raies manta, algues … Tout un milieu acquatique est né de l’imagination de chacun. Les maquettes ont permis d’estimer le nombre de formes que chacun voulait produire puis de commander la quantité de toile de cerf-volant, fil, ciseaux et tous les outils nécessaires. Nous pouvions compter sur 4-5 machines à coudre, le savoir faire des couturières et l’énergie de tout le groupe (une vingtaine de participants adultes). Une réunion avec le service des espaces verts de la Ville de Calais a permis de définir les lieux d’exposition (la place d’armes et Calais Cœur de Vie). Pour l’accrochage, nous aurons des poteaux et câbles réaliser par la GUP selon les plans définis avec les services des espaces verts. Le travail avec les équipes techniques de la ville de Calais est toujours constructif avec la volonté commune de réussir chacune de nos actions. Nous sommes toujours heureux et rassurer de pouvoir compter sur eux. Après cette première étape, les habitants sont allés aux 32 èmes Rencontres Internationales de Cerfs-Volants de Berck sur Mer. Ils ont pu y découvrir une diversité de cerfs-volants et observer les différentes façons de les réaliser. La réalisation a commencé dès réception de la toile de cerfs-volants. Nous avions 12 jours pour créer plus de 200 formes, gérer le système d’accrochage, préparer des costumes pour la parade, organiser le vernissage … Nous n’avions plus une minute à perdre ! La première journée de couture a été un test pour savoir si nous serions capables de réaliser ce que chacun avait imaginé. Nous avons vite compris qu’il fallait être plus efficace pour atteindre notre objectif et décidé de tous travailler ensemble sur une forme simple : un poisson sur une base de manche à air. Les tâches ont été réparties en plusieurs ateliers : dessiner des patrons, reproduire le dessin sur le tissu, le découper, assembler les pièces de tissu avec des aiguilles, le travail de couture à la machine, l’ajout de structure semi-rigide (sangle en plastique) et terminer les coutures à la main. À la fin de la deuxième journée, avec une vingtaine de poissons multicolores à la finition parfaite, nous avons compris que nous étions capable d’atteindre nos objectifs. Chaque jour, nous nous sommes retrouvé à l’atelier et décidé ensemble du contenu de la journée. Nous pouvions choisir quels cerfs-volants nous allions fabriquer en fonction des contraintes de temps et de complexités, pour qu’en fin de journée, le nombre de créations soient suffisamment conséquentes. Et pour permettre à tout le monde de s’exprimer encore plus librement, chaque participant a pu développer son projet personnel (nuage, serpent de mer, requin …). Le jour de l’accrochage est enfin arrivé. Il fallait sécuriser au maximum nos attaches avec des cordelettes et beaucoup (énormément) de nœuds en « 8 », nœuds d’arrêt, nœuds simples … L’occasion d’apprendre de nouvelles techniques ! Pour marquer notre présence dans la ville et montrer que cette action émane des quartiers, nous avons confectionné des déguisements en utilisant les chutes de tissu et beaucoup de créativité. Puis nous sommes parti défiler du fort Nieulay jusqu’à la Place d’Armes en chantant et en dansant. Fier de ce que nous avons fait ! Fier de nous montrer ! Fier d’être présent au vernissage en tenu bariolée. « Calais toujours plus haut » a été l’occasion pour les habitants de montrer leur capacité à créer dans un esprit de groupe hyper motivé ainsi que leur générosité dédiée à l’embellissement de la ville de Calais.

SO BRITISH - 2017

Ce texte marque mon enthousiasme d’avoir imaginé et encadré cet atelier céramique SoBritish.
 
« Avant tout, je suis évidemment très fier des participants et de leur engagement sans faille. Nous formons ensemble un groupe réellement soudé et nous arrivons toujours à trouver des solutions en cas de doutes ou de difficultés. Je les remercie pour tout ce qu’ils m’apportent autant au niveau artistique qu’humainement parlant.
 
Le Claepp, qui a porté ce projet, a le talent de s’adapter aux contraintes et à l’évolution de ce type d’action. Yamina et Françoise et toute l’équipe du Claepp sont des personnes sur qui on peut réellement compter ! 
 
Un grand merci également à Eric Bouton et Emmanuel Dufrenne pour leur accompagnement, et aussi pour les socles et toute l’aide qu’ils nous donnent généreusement.
 
Merci également à la ville de Calais, la Politique de la Ville et à l’Etat de nous donner la possibilité de concrétiser ce type d’action.
 
Comme chaque projet que j’encadre, il y a une partie maîtrisée et une part d’inconnu. Nous avons une idée en tête sur ce qui va se passer mais il est primordial de laisser les participants s’exprimer et d’aller vers des directions que l’on avaient pas imaginé. Ce projet en est un bel exemple réussit. 
 
Le but est toujours de prendre du plaisir, de réaliser ses envies et aussi d’oublier la peur de ne pas y arriver, d’accepter les échecs mais sans jamais avoir baisser les bras. 
Créer, c’est gagner de la confiance en soi. 
Exposer son travail, c’est montrer une partie de soi aux autres.
 
Merci de la confiance que vous m’avez tous donné. »
François Bénard

NOS IDEES PRENNENT DU VOLUME - 2013/2015

Créer une œuvre d’art dans la ville : telle est l’ambition du projet intitule ≪Nos idées prennent du volume !≫ initié par le CLAEPP et le musée des beaux-arts de la ville de Calais.

D’une durée de deux années, de 2013 a 2014, et financé par la ville de Calais, l’ACSE et la Fondation de France, il permet a un groupe d’habitants de la Porte de Paris de concevoir une œuvre pour le quartier du Fort Nieulay avec le concours de l’OPHLM de Calais.

Une création artistique dans l’espace public n’est pas sans conséquence dans cette ville. En effet, les œuvres d’Auguste Rodin, le Monument des Bourgeois de Calais (1895) et de Francois Morellet, Bleriot en dentelle (1990), représentent des œuvres de référence à prendre en considération

Les habitants en prennent conscience à l’aide d’ateliers d’expression plastique et de visites commentées au musée des beaux arts de la ville de Calais, accompagnés par un médiateur culturel, le plasticien François Bénard et la photographe Hortense Perreaut. Ils découvrent ainsi d’autres démarches artistiques reconnues et acquièrent des connaissances en art à l’aide des collections du musée qu’ils côtoient régulièrement

Pas a pas, la conception prend forme. Un déplacement à Paris est organisé pour découvrir la Fontaine Stravinsky de Niki de Saint Phalle et de Jean Tinguely ainsi que les collections du Musée National d’art Moderne.

Avant l’échéance du 1er trimestre 2015, année de fabrication de la sculpture, plusieurs rendez-vous d’étape sont proposés. Dessins, maquettes et autres diaporama du projet en cours seront présentes au public.

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